Spoliation durable du patrimoine de nos enfants

spoliation

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CANADA, HAUT-SAINT-LAURENT:
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Pas d’éolienne à moins de 2 km des maisons! En Suisse, pays qui projette 1000 machines, on en est toujours à 300m! Plus d’infos ici!
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À LIRE
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N’oubliez pas de lire à la fin de ce billet, les commentaires de Myrisa Jones qui nous revient avec sa pertinence et sa clairvoyance habituelle.
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VOUS PENSEZ QU’IL S’AGIT D’UNE IMAGE EXAGÉRÉE?
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Et pourtant voici à quoi ressemblera peut-être nos crêtes jurassiennes si l’on en croit les ambitions de Suisse Eole qui annonce 10% d’éolien en 2035.


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Dans un récent billet, nous avons vu que de telles projections relevaient du fantasme et de l’utopie irréalisable, ce scénario ne résistant pas aux réalités du terrain et ceci ayant pour effet de rendre les promoteurs de plus en plus nerveux et agressifs.
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Toutefois, admettons la base annoncée par les promoteurs et regardons dans le détail plus avant.
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QUEL PAYSAGE POUR NOS ENFANTS?
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A ce jour, plus de 400 machines connues et annoncées, le reste des 800 à 1250 machines prévues selon les différents scénarii de l’AES, étant tenu sous secret commercial pour le canton de Vaud en tout cas. On notera l’ahurissante concentration de machines prévues sur l’Arc jurassien. En live cela donnera ceci.
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EMPRUNTERONS NOUS SEULEMENT LE PAYSAGE AU FUTUR?
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Vraiment? Cela devrait être le cas si l’on en croit le martellement de la cheffe de meute des promoteurs.
Voici à peu près quels ont été ses mots, entendus dans plusieurs de ses interviews:
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« Si nos enfants ont trouvé mieux dans vingt ans, aucun problème, on les remplace. J’aime dire que nous empruntons le paysage aux générations futures. « 
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Cette phrase représente un si bon slogan qu’elle a été servie à toutes les sauces et par toutes sortes de presse!
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VINGT ANS? VRAIMENT?
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20ans. Tel serait la durée de vie d’une éolienne. Or il n’en est rien.
Une éolienne a une longévité de 12.5 ans, c’est tout!
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Une éolienne c’est dix-quinze ans au mieux, ainsi le montre l’examen à la loupe des performances du parc éolien danois et britanique.
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ET APRÈS ON DÉMONTE! OUI MAIS AVEC QUEL ARGENT ????
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Je vous ai récemment parlé du cout du démontage d’une éolienne…J’annonçais 85’000 euros pour le démontage d’une machine…

Mais où avais-je la tête?

Reprenons le calcul sur la base de ce devis-là, page 1 et page 2. Il faut le dire ce montant n’était autre que le fruit de ma confusion . Examen.
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« le montant total d’une opération de cette envergure (n.d.l.r.:démolition d’un aérogénérateur) se chiffre à 900’000 euros hors taxes »
et plus loin:
« Notre prix s’entend pour une éolienne »
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Voici l’analyse d’un observateur avisé:
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(…) Le devis indique un prix de Euros 900’000 pour UNE éolienne de 3MW, prix pouvant descendre à Euros 700’000 par éolienne du fait de la présence des grues qu’il ne faut pas dépacer pusieurs fois.
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Ce prix ne concerne que le démontage de surface, les socles en béton et conduites souterraines ne sont pas mentionnés, normal, ils vont rester en place.
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5 personnes pendant 30 jours = 150 homme-jour à env. 1’000 Euros/jour (personnel qualifié) = déjà 150’000 Euros
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Ajoutons la location des grues, plusieurs milliers de Euros par jour par machine,
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+ les frais de déplacement et de montage des grues
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+ le transport par camions des déchets
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+ la mise en décharge des déchets non recyclables
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sans oublier les précautions écologiques (vidange et élimination des huiles et autres fluides contenus dans les éoliennes industrielles).

A mon avis, le prix estimatif pour le démontage/recyclage/mise en décharge d’une éolienne industrielle sera au moins 10x plus que le montant indiqué par les promoteurs et sera fonction de la grandeur et plus particulièrement du poids de l’éolienne.
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J’avancerais une chiffre compris entre 10 et 15% du prix total d’une éolienne, ce qui donnerait entre 500’000 et 800’000 CHF pour une éolienne de 2MW type Saint-Brais ou Mont Crosin dernière génération, et entre 800’000 et 1’200’000 pour une éolienne de 3MW type Adonis/Charrat.
(…)

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LES PROMOTEURS PRÉVOIENT UNE PROVISION CONTRACTUELLE DE 50’000 FRANCS!!!
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La probabilité que les parcs éolien deviennent des friches industrielles est FORTE. VOICI EN PIÈCE JOINTE UNE ANALYSE DE CONTRAT DE PROMOTEURS À NE LOUPER SOUS AUCUN PRÉTEXTE.
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En page 5 de cette analyse, nous découvrons en effet que le promoteur en question s’est engagé à consigner la somme de 50’000 francs par machine!!!
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Voici pourquoi, nous pensons qu’il est plus que légitime de penser que les parcs éoliens une fois devenus obsolètes deviendront des friches industrielles en pleine nature.
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Franchement, sachant que le risque est grand que nos futures 800 éoliennes pourrissent sur pied, voulons -nous vraiment offrir cet héritage à nos enfants?
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NOTE IMPORTANTE:
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Les contrats originaux, bien que en notre possession, ne sont pas ici publiés pour des raisons assez simples à deviner. Ceci n’enlève rien à la pertinence de l’analyse dont je vous invite à la lecture.
La densité des informations qui s’y trouve est impossible à traiter en un seul billet et j’y reviendrai ultérieurement.

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LES PROMOTEURS DÉTRUIRONT DONC LE PATRIMOINE PAYSAGER DES GÉNÉRATIONS FUTURES.
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Prétendre le contraire n’est qu’un aveu d’ignorance, d’imcompétence et/ou un mensonge pur et simple!
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MAIS AUJOURD’HUI 3 MARS 2013, LES SUISSES ONT ACCEPTÉ LA RÉVISION DE LA LOI SUR L’AMéNAGEMENT DU TERRITOIRE À 62,9%.
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Et ceci est plutôt une bonne nouvelle car elle rendra un peu plus difficile l’offensive de colonisation terrestre et spatiale de Suisse Eole et des promoteurs. Gageons que certains terrains agricoles ne pourront être déclassés et de fait, ne pourront accueillir les installations industrielles que sont les éoliennes! 🙂

Charles-André from Switzerland Edit

Voici enfin une Loi sur l’aménagement du territoire efficace !
– Protéger la nature et le paysage
– L’arrêt du mitage territorial
Voilà les slogans avant le 3 mars.
Maintenant on se réjouit de voir la mise en oeuvre !!!!!!!
Si on parle le même language, ça veut dire plus aucune chances pour les grands ventilateurs :-))
Quel beau dimanche !!!!!!!!!!!!!!!

3 Mar 2013 11:09pm

@Charles-André: Comme je partage votre enthousiasme! La future loi sur l’énergie vaudoise, quoique qu’elle prévoie, ne pourra pas agir en contradiction avec la LAT fédérale. Il y aura bien sur de tentatives de passer outre mais on peut parier qu’au final, les tribunaux auront le dernier mot… De toutes les façons possibles, les opposants veilleront au grain. :-))

Myrisa Jones from Switzerland Edit

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BOULEVARD VOLTAIRE: le cercle des empêcheurs de penser en rond
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http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrebardinet/energies-renouvelables-inutiles-et-onereuses%2c12733
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Énergies renouvelables : inutiles et onéreuses
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Extrait:
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« Je résume : pour satisfaire aux fantasmes des « khmers verts », on nous fait payer des EnR inutiles, onéreuses, et qui défigurent nos paysages. On taxe le contribuable, on augmente les dépenses énergétiques du consommateur, on réduit la compétitivité de nos entreprises, tout cela pour des prunes. »

« Quant aux éoliennes, voici quelques informations utiles sur leurs défauts majeurs, soigneusement cachés par le mythe de la transition énergétique.
– elles défigurent les paysages et réduisent les surfaces cultivables
– leur fonctionnement est intermittent et imprévisible
– la puissance fournie est fluctuante : elle est nulle pour V (vitesse du vent) inférieure à 5 m/s, soit 18 km/h. Elle augmente continûment pour 5 m/s <V <15 m/s, donc la puissance fournie (P) est fluctuante. P est à peu près stable pour 15 m/s < V < 25 m/s, donc entre 54 km/h et 90 km/h. Au-delà, P est nulle, pour des raisons de sécurité de l’éolienne.
– leur taux de fonctionnement mesuré est de 30 % »

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En Suisse, c’est un fonctionnement de 15% et (18 % dans des lieux exceptionnels et limités) à pleine charge sur une année, soit une production réelle de 1 jour sur 7… ou d’environ 3 mois par année.
Ce qui, ensuite, est injecté dans le réseau dépend de nombreux autres facteurs et diminuent encore cette part de courant électrique dans le réseau…

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« – elles nécessitent des centrales à démarrage rapide (gaz, charbon, fuel) pour pallier les fluctuations de production d’énergie.
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En Suisse, Leuthard et sa clique, prévoient entre 5 et 8 centrales à gaz, et l’augmentation de la quantité des barrages hydrauliques et de mini-hydrauliques ( dans l’Arc jurassien aussi )pour le pompage-turbinage, en accord avec l’Europe, à fin de « stockage » de l’électricité intermittente des renouvelables, dont l’éolien industriel européen…
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« – le coût du kWh éolien est élevé, et EDF a obligation d’acheter tous les kWh éoliens produits (d’où la taxe CSPE sur nos factures EDF) « 
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En Suisse, c’est la fameuse subvention de la RPC, garantie sur 20 ans et qui a été accaparée par le lobby éolien, au détriment des autres énergies renouvelables…
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« – les réseaux de transport d’énergie doivent être étendus et renforcés, ce qui coûte très cher (RTE parle de 30 à 50 milliards d’euros, introuvables en cette période de crise économique, sauf à plumer une fois de plus le pauvre contribuable…) »
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Dans ce marché libre européen de l’électricité, la Suisse étant au milieu et souhaitant devenir la « batterie » de l’Europe selon les termes utilisés par Mme Leuthard, elle va devoir également renforcer les infrastructures de transports. Des centaines de km de lignes HT et MT traverseront bientôt la Suisse de part en part…
Pour des raisons de coûts qui réduiraient de manière conséquentes les bénéfices juteux attendus, il y aura toutes sortes d’excuses pour qu’elles ne soient pas enterrées…

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« – elles massacrent les chauves-souris et les oiseaux (ce que l’on nous cache soigneusement), notamment les oiseaux de proie et les migrateurs (source : SOE – Société Ornithologique Espagnole)
– elles génèrent des nuisances sonores, notamment à cause des infra-sons (en Allemagne du Nord, nombre de citoyens excédés par ces nuisances sonores créent des comités de défense et entament des procédures) »

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En Suisse, les oiseaux et les chauves-souris ne risquent pas grand-chose au dire de Suisseole, de certains ornithologues amateurs, où d’autorité politiques qui ont des choses plus importantes à penser…
Idem pour les infrasons des éoliennes industrielles, qui n’existent qu’en Australie, en Allemagne, en France, bref dans le monde entier, mais toujours pas en Suisse…
Et ceci, même avec des centaines de machines de 200m de haut, installées à quelques centaines de mètres des habitations, donc bien plus hautes que celles dont les gens se plaignent déjà partout dans le monde….

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Il n’y en point comme nous, c’est bien connu!
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8 Mar 2013 4:04pm

Myrisa Jones from Switzerland Edit

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ET VOILÀ
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C’est le premier article où un acousticien suisse, c’est à dire une personne qui connaît le sujet, pas un politicien ou un « promenteurs », parle de la réalité des nuisances sonores des éoliennes et de l’insuffisance de la classification selon l’ordonnance de la protection du bruit, puisqu’elle les assimilent à de simples machines agricoles.
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« L’ordonnance devrait considérer les éoliennes comme les installations de ventilation et de climatisation qui sont dans la catégorie e. de l’annexe 6, catégorie pour laquelle on est plus sévère. En mettant les éoliennes dans la catégorie a., les exigences sur le bruit sont 5 dB (A) moins sévères. Est-ce pour faire plaisir aux promoteurs…« 
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Je pense que ce monsieur n’as pas creusé le sujet suffisamment. Il ne parle que du bruit.
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Les infrasons, cauchemars des riverains et qui ont une portée de plusieurs kilomètres, ne sont pas encore mentionnés.
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S’est-il déjà rendu compte de ce que représente la taille d’une machine de 200m, à seulement 1 km des habitations?
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Bref,nous dirons que c’est un premier pas vers la démystification et, qui sait, vers la vérité.
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L’IMPARTIAL – 11.03.2013, 00:01 – Jura bernois
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Bruit des éoliennes sous-estimé
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L’acousticien Maurice Lanfranchi juge infondée l’ordonnance de la Confédération qui associe les turbines à des machines agricoles.
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Une éolienne est assimilée à une machine agricole selon l’ordonnance pour la protection contre le bruit. Une erreur, dites-vous. Pourquoi?
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Parce que le comportement de l’éolienne, le temps où elle travaille, n’est pas celui des machines agricoles. Les machines à traire, ou d’autres machines, font parfois du bruit à 6 heures du matin, mais elles n’en font pas toute la nuit. A part pendant les moissons où l’on a des machines qui se baladent dans tout le village. Sinon, quand on habite en campagne, on vit dans la tranquillité.
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Dans l’ordonnance, il y a une phrase qui n’est pas sympathique: « Les installations de production d’énergie, d’évacuation, d’extraction et de transports à bande- ça c’est pour les gravières -,les téléphériques, les funiculaires, les remontées mécaniques, les installations destinées à la pratique du sport, qui sont exploitées régulièrement durant une période prolongée sont assimilées à des installations industrielles et artisanales. » La plupart des objets cités, comme les machines agricoles, ne fonctionnent pas toute la nuit. Mettre les éoliennes dans cette catégorie est faux.
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Pourquoi?
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C’est clair que ça arrange les promoteurs, mais ce n’est pas juste. De temps en temps, il y a des systèmes de production d’énergie qui sont assez proches des maisons.
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Par exemple, à Verbier, les eaux usées descendent dans une conduite jusqu’au Châble. Au milieu du trajet, il y a une génératrice électrique. Mais le bruit de cette machine ne gêne personne car les habitations aux alentours sont protégées par une butte et des arbres. Il y a différents obstacles qui font que le bruit diminue rapidement avec la distance. Ce qui n’est pas le cas d’un système éolien. Quand on s’éloigne de l’hélice on a moins de petites buttes, de petits monticules.
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L’ordonnance est donc incomplète ou faudrait-il classer l’éolienne dans une autre catégorie? En fait, l’ordonnance devrait considérer les éoliennes comme les installations de ventilation et de climatisation qui sont dans la catégorie e. de l’annexe 6, catégorie pour laquelle on est plus sévère. En mettant les éoliennes dans la catégorie a., les exigences sur le bruit sont 5 dB (A) moins sévères. Est-ce pour faire plaisir aux promoteurs…
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Vous avez effectué des tests à Collonges et à Martigny. Quel constat en tirez-vous?
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J’ai eu la chance d’y aller quand il y avait assez de vent pour mesurer, mais pas trop pour empêcher le sonomètre de fonctionner en raison du vent dans le micro. S’il y a peu de vent, l’éolienne ne fait pas de bruit du tout. Mais elle ne produit pas grand chose non plus. Si le vent atteint 35 km/h, on commence à avoir des bruits dans les oreilles, et si le vent dépasse les 40 km/h, les bruits environnants, notamment le bruissement des arbres, masquent le bruit de l’éolienne. La vitesse du vent pour laquelle le bruit de l’éolienne peut gêner va donc de 22 à 40 km/h. Au Peuchapatte, c’est un tiers de l’année.

E n s’éloignant de l’éolienne le bruit diminue. Lorsqu’on s’éloigne perpendiculairement au vent, dans le plan de l’hélice, on n’entend plus grand-chose à 300 mètres. Par contre dans l’axe de l’hélice et sous le vent on entend encore passablement à 500 mètres. Il faut se mettre derrière un obstacle pour qu’on n’entende plus. Mais il ne faut pas que le bruit de l’éolienne soit réfléchi sur la façade d’une maison.

Ça dépend toujours de la situation. Ce n’est pas impossible de mettre une éolienne à moins de 1000 mètres des maisons. Il faut, dans chaque cas, faire une mesure pour chaque pièce d’habitation sensible et déterminer si les conditions de tranquillité sont remplies ou s’il faut envisager une protection antibruit, voire une aération à double flux.

Quelles seraient les conséquences d’une législation plus sévère?

Les promoteurs ont peur de devoir investir pour protéger les habitations. Cela pourrait augmenter fortement le prix de l’éolienne. La législation actuelle permet de gagner 5 décibels pendant la nuit. En plus les promoteurs estiment que les éoliennes n’ont pas de composantes tonales ni composantes impulsives. Il gagnent de la sorte au moins 4 décibels supplémentaires. C’est aussi un abus. Il y a une composante tonale dans une éolienne. Elles peuvent siffler, elles peuvent faire whou, whou. C’est un peu tonal et un peu impulsif.

Attribuer zéro à ces paramètres, c’est un abus de l’interprétation de l’ordonnance. Pour les habitations au Peuchapatte soumises à des bruits dépassant 41 dB (A), les exigences légales ne seraient pas satisfaites. Or il semble bien qu’il y ait quelques situations de ce type. Il y a des gens qui sont plus sensibles que d’autres. Il y en a qui vont dire: « Je m’en fiche, je n’entends plus rien, je me suis habitué. » Mais une personne sur dix ou sur vingt trouvera que ça ne joue pas.
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RAPPEL DES FAITS
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Le Club 44 accueille ce jeudi un débat sur les éoliennes dans le canton de Neuchâtel (lire ci-dessous). Natif de La Chaux-de-Fonds, le physicien et acousticien Maurice Lanfranchi met le bâton dans la fourmilière. Les éoliennes ne sont pas rentables, dit-il. Lui qui a travaillé quatorze ans dans le secteur se dit favorable au nucléaire. Il remet aussi en cause les prescriptions fédérales en matière de bruit.
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« L’éolien à grande échelle court vers un rejet »
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Après avoir obtenu son baccalauréat au Gymnase de La Chaux-de-Fonds, Maurice Lanfranchi a poursuivi des études de physique à l’Université de Neuchâtel. Depuis 1992, il dirige le bureau Lanfranchi Ingénierie Acoustique. L’énergie, il connaît. « Dans les années 1970, il y a eu les deux chocs pétroliers. On m’a demandé de m’associer à un projet d’exposition à Zurich qui devait s’appeler Energie 2000. J’ai pu collaborer avec le professeur Taube, qui a écrit le premier livre sur le plutonium. C’est de lui que j’ai appris la première fois qu’il y avait cette relation entre le PIB et l’énergie consommée », explique le physicien.
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Le stockage reste un problème
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« Quand on a comme argument que les éoliennes vont donner du travail, ce n’est pas forcément un bon argument. On devrait toujours considérer un travailleur comme un cheval et non comme un tracteur. Le soir il ne suffit pas de couper le contact. Employer un travailleur c’est lui fournir, à lui et à sa famille, de l’énergie pour se nourrir, pour se loger, pour se payer des vacances et une voiture. S’il faut augmenter l’immigration de France et d’Allemagne en Suisse pour faire fonctionner nos éoliennes, il faudra plus de routes, plus d’hôpitaux. Les économies d’énergie espérées risquent d’être amoindries par cette dépense énergétique supplémentaire à mettre dans la balance. Quand on se bat pour l’éolien, on n’en parle pas. On parle que du bruit, des oiseaux qui sont tués, de l’atteinte au paysage et du rendement. »

Maurice Lanfranchi avance d’autres arguments en défaveur de l’énergie éolienne à large échelle:

Notamment le fait que le vent soit intermittent, aléatoire et qu’il faudrait donc pouvoir stocker. Or le stockage est difficile sans recourir au pompage turbinage. Selon lui, si on couvre la Suisse d’éoliennes, « il faut transporter l’électricité dans les zones de pompage turbinage et cela va faire un nombre de lignes à haute tension considérable qui ne seront pas appréciées. Si nous faisons de l’éolien à grande échelle, tout devient lourd. « 

Il y aura un rejet complet et on se dira: pourquoi ne pas continuer avec du nucléaire? » Le nucléaire? « Je le vois plutôt d’une façon optimiste. Il y a des gens qui ont envie de le voir de façon pessimiste. Actuellement, ils sont nombreux. En Suisse, beaucoup acceptent le nucléaire comme un mal nécessaire. Moi, je dis qu’on peut arriver à un système nucléaire très sûr. Et avec un approvisionnement qui peut durer des milliers d’années. »
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Vers un nucléaire 100% sûr
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Et la sécurité? « On a tenu compte dans les autres centrales de ce qui s’est passé à Fukushima. En 2011 les travaux de maintenance à Mühleberg ont commencé un mois plus tôt pour modifier la connectique des générateurs de secours. Ils se sont rendu compte que si le barrage du Wohlensee se rompait, que leurs générateurs diesel de secours ne démarraient pas, les prises étaient sous l’eau. Chaque fois qu’il y a un accident, on en tient compte pour améliorer l’ensemble des systèmes et diminuer les risques. Avec le temps, on arrivera à des centrales qui seront totalement sûres. »
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DEBAT PUBLIC A LA CHAUX-DE-FONDS
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Le Club 44 accueille jeudi à La Chaux-de-Fonds un débat public sur les éoliennes dans le canton de Neuchâtel. « Nous savons depuis de nombreuses années que les énergies fossiles ne sont pas éternelles et qu’il nous faut trouver d’autres ressources. Le soleil, l’eau… le vent! », explique en préambule le Club 44. « Le Conseil d’Etat a souhaité implanter des éoliennes sur cinq sites, souhait auquel un comité a opposé en 2010 une initiative demandant non pas d’y renoncer mais de soumettre l’objet au peuple, car ce projet contrevient au décret de 1966 protégeant les crêtes neuchâteloises. Ce débat cumule deux questions, la première de type juridique: peut-on modifier un texte de loi sans l’aval du peuple? La seconde concerne la pertinence d’implanter des éoliennes dans le canton de Neuchâtel. »
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Pour en débattre, François Bonnet – membre du comité d’initiative – et Claude Nicati – conseiller d’Etat en charge de la gestion du territoire – ont été conviés à la table du Club 44, ainsi que deux experts, Jacques Rognon pour les aspects énergétiques et Pascal Mahon pour les questions juridiques. « Et bien sûr le public dont on attend qu’il nourrisse une discussion certes technique, mais aussi philosophique et émotionnelle! », conclut le Club 44.
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Jeudi 14mars à 20h15. Entrée libre.
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11 Mar 2013 3:34pm

@Myrisa Jones: . Chère Myrisa, merci une fois encore pour vos éclairages pertinents. . Les déclarations de Monsieur Lanfranchi concernant le nucléaire méritent remarques. La lecture de ses propos laisse percevoir une personne plutôt favorable à l’utilisation de l’énergie nucléaire. . Je pense qu’il est temps d’ examiner de manière plus globale les avantages ET les servitudes qu’a apporté le recours à l’atome à nos sociétés. . Il est en effet trop facile pour les apôtres du tout éolien de réduire les antis à de simples pro-nucléaires. Il n’est pas question ici de leur laisser se vêtir de la robe du sauveur de l’humanité parce que pro renouvelable. Ce qui, du moins le croient-ils, pourrait les absoudre de la réflexion de fond sur la dépendance pathologique que notre société (à laquelle ils participent, ne leur en déplaise) doit à l’énergie nucléaire. . Le problème est beaucoup plus complexe que cela. . Un ouvrage a magnifiquement exploré ce questionnement, il s’agit bien sur du Sens de Vent, dont je recommande la lecture à chaque personne sensible aux questions énergétiques. Je vous suggère aussi pour aller plus loin dans la réflexion, la visite de ce site où on y découvre une question intéressante: comment être anti-nucléaire sans devenir pro éolien? . Ou pour faire court: quelle énergie et quelle société pour demain? . Loin de moi l’idée de détenir la réponse à cette question. Il s’agit d’une importante réflexion de fond, et je suis persuadée que les politiques ne s’y sont pas attelés. Il ne nous est cependant pas interdit, à nos citoyens, de nous y attarder. J’y reviendrai dans un tout prochain billet d’humeur. . . . ..

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